Une médaille pour un baptême : que signifie ce cadeau
vendredi 17 août 2018


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Médaille de baptême : d'où vient la tradition

La tradition de la médaille se retrouve dans toutes les religions. Chez les musulmans, on offre une médaille avec la main de Fatima, chez les juifs, une médaille avec la main de David. Chez les catholiques, on choisira un bijou représentant le christ, la vierge, le saint-patron correspondant au prénom de l'enfant ou encore une médaille de Saint-Christophe.
Même lors d'un baptême civil, la tradition s'est imposée. Les médailles auront alors des inspirations plus larges : oeuvres symboliques, signes du zodiaque, etc.
A l'origine, il semble que le fait de porter une médaille soit d'origine païenne. Les médailles sont filles des amulettes. On portait celles-ci à Rome pour se prémunir contre les maladies ou les maléfices. On attribuait des pouvoirs importants à ces objets qui prenaient la forme d'une plaque, d'un clou, d'un médaillon, etc.
Le christianisme a eu la bonne idée de ne pas se battre contre ces traditions du paganisme, mais plutôt de les adopter. Il s'agissait alors de témoigner de sa foi ou de rappeler un événement important. C'est ainsi qu'on les a associées au baptême, pour rappeler aux baptisés qu'ils avaient reçu un sacrement au caractère indélébile (rappelons qu'alors la cérémonie concernait surtout des adultes qui devaient réellement s'immerger dans un fleuve).
Au tout début du christianisme, une pratique que l'Eglise a très vite interdite s'était répandue : l'oblation d'un enfant. Cela consistait à "offrir" à l'Eglise son enfant. Celui-ci rejoignait alors un monastère et les parents perdaient tout droit sur l'enfant, tels Abraham acceptant le sacrifice de son fils. Parmi les médailles datant de cette époque que les archéologues ont découvertes, on retrouve trace de cette pratique, comme si la médaille marquait définitivement l'adoption par l'enfant de sa nouvelle identité.

Le succès des médailles est aussi lié à l'évolution des techniques

Mais c'est surtout à partir du XIVème siècle que la tradition de la médaille religieuse se développe et s'associe à l'idée de transmission.

Deux impulsions majeures vont contribuer au succès du port de la médaille religieuse.
Tout d'abord, le concile de Trente. Le 2 décembre 1563, le décret sur les images adopté par celui-ci réglemente la vénération des reliques et l'usage des images sacrées. L'Eglise fixe alors le bon usage des images, statues, médailles et scapulaires, rappelant que lorsque l'on vénère des images, ce ne sont pas les images elles-mêmes que l'on vénère, mais bien ce qu'elles représentent.
Les historiens voient dans cette décision une forme de propagande. Il s'agit alors de lutter contre la progression du protestantisme. Permettre de diffuser des images religieuses et de raconter ainsi les histoires des saints ne peut que favoriser la résistance de "la bonne religion".
Louis XIV, en matière civile, procèdera de même quelques années plus tard, en soutenant, lui aussi, le port de la médaille.
Il faut dire, et c'est la deuxième impulsion forte donnée à la tradition de la médaille, que les techniques d'orfèvrerie évoluent au même moment et que les artistes s'emparent de l'objet. Les premières médailles religieuses sont frappées en Italie, et représentent le christ.
A partir du XIXème siècle, l'usage des tours à réduire (qui permettent de réduire un modèle réalisé d'abord en plâtre à l'échelle 3) se répand et va permettre une "industrialisation" de la production des médailles.
Vont alors se développer les médailles de dévotion et de pèlerinage, ainsi que les médailles de mission, éditées pour des événements spécifiques (grands rassemblements).
La tradition d'offrir la médaille pour un baptême ou une première communion se développe donc naturellement à partir de cette époque. Avec, à chaque fois, un symbole, un message à transmettre.

Que doit représenter la médaille

Ce sont alors surtout des vierges qui s'imposent dans les motifs choisis pour ces médailles. Vierge en prière, vierge à l'enfant. Puis des scènes de la vie à Nazareth. La nativité, bien sûr, mais aussi la vie de Joseph. Viennent ensuite les illustrations de la vie des saints.
Bien entendu, les saints sous la protection desquels on souhaite placer l'enfant baptisé sont nombreux : Sainte Rita, Saint Benoît, Saint-Michel, etc.
Voilà pour la tradition.
Il n'en reste pas moins vrai qu'il appartient à ceux qui offrent la médaille de choisir ce qu'elle représente en fonction des modèles proposés, de leurs convictions personnelles (quelle symbolique particulière souhaitent-ils mettre en avant) et surtout de l'idée qu'ils souhaitent transmettre à leur filleul(le).
De nos jours, les motifs les plus demandés restent ceux liés à la vierge et au christ, ainsi que des motifs plus symboliques tels que des figures d'anges (voir notre sélection de médailles sur cette page)
Notez que l'intérêt de choisir sa médaille en ligne est aussi de pouvoir vérifier auprès des parents, en leur adressant un simple lien (celui de l'url de la page sur laquelle est détaillée la médaille) ou une photo d'écran, que la médaille choisie leur convient.

Quand offrir la médaille de baptême

Normalement, on offre la médaille de baptême, lors de la fête qui suit la cérémonie. Et ce, le jour du baptême lui-même. C'est alors souvent à ce moment-là que l'on fait les cadeaux.
Toutefois, souvent, les parents souhaitent que l'enfant porte la médaille au moment de la cérémonie.

La médaille peut même être offerte pendant la cérémonie. Les parrain et marraine remettent alors symboliquement la médaille autour du cou de leur filleul(le). La médaille peut même être bénie à ce moment-là.
Il faudra alors que les parrains et marraines offrent la médaille aux parents, avant le grand jour. Cela peut avoir une importance. Surtout si vous vous y êtes pris un peu tard pour commander la médaille.

Pensez à vérifier ce point si vous êtes en charge de ce cadeau.

Que graver sur la médaille de baptême

Généralement, on grave le prénom et la date de naissance ou de baptême de l'enfant au dos de la médaille. Gravure à la main, à la machine, gravure anglaise, bâtons ou entrelacées : le choix du type de gravure est un sujet en soi (voir notre page consacrée au sujet de la gravure ici).
Les graveurs d'Aubry-Cadoret font partie des meilleurs graveurs de France et sont reconnus comme tels dans le métier de l'orfèvrerie.

Qui doit offrir la médaille

La tradition est souvent celle-ci : le parrain offre la médaille, la marraine la chaîne qui la portera. Mais il s'agit là d'une tradition très souple.
Parrain et marraine font des cadeaux très divers. Souvent, la médaille est offerte dès la naissance par un grand parent. Tout dépendra de la façon dont se seront déroulés les événements .
En outre, rien n'empêche l'enfant de recevoir plusieurs médailles, porteuses de messages différents. N'oublions pas qu'il s'agit avec cet objet de transmettre quelque chose de fort. Au-delà de l'image, il y a le message. Faites en sorte que le vôtre soit marquant.





 
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