Quel parrain ou marraine ferez-vous ?
dimanche 29 juillet 2018

quel parrain ou marraine ferez-vous ?




Vous venez d'accepter d'être parrain ou marraine ? On vous l'a proposé et vous hésitez encore ?
Vous n'êtes pas totalement sûr(e) de bien mesurer ce que cela signifie réellement.
Alors lisez la suite. Vous allez pouvoir comprendre au mieux ce dont il s'agit vraiment.





Bien sûr chaque parrain et chaque marraine remplit son rôle différemment. Tout dépend en effet de la façon dont il ou elle s'approprie le sens de la responsabilité morale qui est au coeur de tout le processus.

Et vous quel parrain ou marraine ferez-vous ? Voici l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour mieux se projeter dans ce nouveau rôle. Avec un quiz à réaliser pour répondre précisément à cette question.

Parrain et marraine en version latine

Savez-vous comment l'on dit "parrain" en latin ? A partir du 3ème siècle après Jesus-Christ, cela se dit "sponsor". Oui "sponsor, oris, nom masc : le parrain". Auparavant ce même mot, employé notamment par Cicéron, désigne simplement celui qui se porte caution, qui est garant.

Sponsor ? Le mot est étrange, n'est-ce pas. En voudrait-on à votre argent ?

Certainement pas. Tout l'intérêt de remonter à l'origine du vocabulaire est bien là. Cela permet de voir à quel point les mots ont changé de sens. Sponsor signifiait juste, à l'époque : celui qui pousse.

Et au fond, le parrain et la marraine sont toujours "ceux qui poussent". Dans la foi et dans la vie, à chaque fois qu'il peut y avoir quelque hésitation à avancer.
C'est une responsabilité faite à la fois de gravité, de légèreté et de complicité. Un engagement que vous allez certes modeler à l'image de votre personnalité, en l'adaptant aussi à votre disponibilité.

Parrain et marraine au IVème siècle

Au début du christianisme, ce ne sont pas des bébés que l'on baptise. Ce sont des adultes. Nouvellement convertis, ils viennent imiter le geste de Jésus lui-même qui a été baptisé par Jean le Baptiste, à la façon des juifs.
Chez ceux-ci, on pratiquait déjà, en effet, le geste de l'immersion dans l'eau. Il s'agissait de "purifier" les convertis. Le baptême chrétien a ensuite reproduit cela, mais avec une signification élargie.
Il est l'une des deux ordonnances que Jésus institua pour l'Eglise. Juste avant l'ascension, Jésus a dit : « allez faire des disciples de toutes les Nations, les baptisant au nom du père et du fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à obéir à tout ce que je vous ai commandé. Et je serai toujours avec vous, jusqu'à la fin des temps » (Matthieu 28 :19 – 20). Ces instructions donnent donc à l'Eglise la responsabilité d'enseigner la parole de Jésus, de faire des disciples, et de baptiser ces disciples. Ces choses doivent être faites partout ("toutes les Nations") jusqu'à la fin des temps."
Voilà donc pourquoi le baptême a autant d'importance dans la tradition chrétienne.

Autrefois, le catéchuménat était la règle

Dès lors, le christianisme se développe, grâce à toutes ces nouvelles conversions d'adultes qui entrent dans la nouvelle religion. Le catéchuménat est alors la règle. Il s'agit de cette période d'instruction et d'attente pendant laquelle la personne n'est pas encore baptisée mais s'instruit pour le devenir (désormais chez les Catholiques, un catéchumène est quelqu'un qui se prépare à la "confirmation" en suivant un enseignement religieux -voir ci-après). Les adultes se préparent donc et lorsqu'arrive la cérémonie de baptême, ils se présentent alors avec ce fameux ... "sponsor". Il se porte garant du catéchumène.

Très vite, l'Eglise se préoccupe de baptiser les enfants très jeunes, afin qu'ils puissent aller au paradis si, par malheur, ils devaient mourir avant l'âge nécessaire pour comprendre les enseignements de la foi. N'oublions pas que la mortalité infantile est très importante à l'époque.
On s'emploie donc à baptiser les enfants le plus vite possible après leur naissance.
Dès le VIème siècle en Orient et à partir du VIIIème siècle en Occident, apparaissent alors les parrains et marraines qui incarnent une parenté spirituelle, tels qu'on les connaît aujourd'hui. N'oublions pas que parrain et marraine a la même étymologie que "père" et "mère". Ces parrains et marraines prennent alors un rôle important dans la cérémonie.
Il faut préciser qu'à l'époque, la mère n'est pas autorisée à assister à la cérémonie, car l'accouchement qu'elle vient de vivre est encore considéré comme une souillure.

Parrain et marraine : un rôle important

Le rôle-clé est bien de témoigner du baptême de l'enfant (à l'église, lors de la cérémonie, parrain et marraine signent le registre). Il est ensuite d'aider l'enfant dans son éducation religieuse et dans sa formation spirituelle. Voilà pourquoi les parents choisissent parrain et marraine en fonction de leur capacité à contribuer à l'éducation spirituelle et au développement personnel de l'enfant.
Traditionnellement, les parrains ont été considérés officieusement responsables de leur filleul en cas de perte de ses parents biologiques. Toutefois, "parrain" n'est pas un statut juridique, et si les parents ont sérieusement l'intention que le parrain agisse en tant que parents nourriciers en cas de décès, cela doit être légalement spécifié par les moyens habituels (testament).
Par ailleurs, en cas de décès, les parrains et marraines n'auront aucun droit ni préférence en matière de garde ou d'adoption. En France, ce sera au juge des enfants à décider de la garde de l'enfant et des suites à donner (même en cas de baptême républicain, il en sera de même. Le baptême civil ne fait que reproduire en termes laïcs l'engagement moral du parrain et de la marraine envers l'enfant, mais là encore, cela reste moral et symbolique).

Faites le quiz : quel parrain ou marrain(e) ferez vous ?




Préparez votre texte

Lors du baptême, on vous demandera sans doute de prendre la parole. Au début de la cérémonie, en effet, on vous demande d'exprimer la manière dont vous concevez votre rôle de parrain ou de marraine. Souvent, on vous demandera également de lire des textes ou de lire la prière universelle.
Si vous êtes marraine, ce sera à vous de tenir l'enfant au moment où l'on verse l'eau du baptême.
Attendez-vous à ce que l'enfant réagisse.
Si vous êtes le parrain, on vous demandera d'allumer le cierge du baptisé.

Souvent, ce sont les parents qui vous demanderont de rédiger des intentions de prière ou de trouver un texte (poème, réflexions, ...) à lire.

Préparez donc cela au mieux, car il va vous falloir être bon(ne) à l'oral.

Le cas d'un baptême d'adulte

Les cas de baptêmes d'adultes sont de plus en plus fréquents (4000 adultes se font baptiser chaque année pendant la nuit de Pâques). Ne serait-ce que parce que de nombreux parents laissent leurs enfants choisir leur implication dans la religion avant de leur imposer.
Dans le cas d'une cérémonie de baptême pour adultes, les parrain et marraine présentent leur filleul qu'ils ont aidé, ne serait-ce que moralement, lors du catéchuménat. Cette préparation au baptême adulte dure en France environ un an et demi. Elle consomme peu de temps, chaque semaine, mais l'Eglise tient à ce qu'un long délai soit pris et ne permet pas de baptiser des adultes trop rapidement/


Le cas d'un baptême protestant

Si vous êtes parrain ou marraine dans le cadre d'un baptême protestant, la cérémonie sera très proche. Depuis 1973, les églises catholiques et protestantes ont adopté la même conception symbolique du baptême. C'est le rite d'entrée dans la vie et la communauté ecclésiale.
Pour les protestants, cependant, un baptême ne "donne" pas la grâce, il dit une grâce déjà offerte. Ce n'est pas par le baptême que l'on devient chrétien, c'est par la volonté.
La cérémonie de baptême aura donc lieu, chez les protestants, lors du culte du dimanche, au temple. Toute la communauté en est témoin et pas seulement la famille.

Désormais, vous êtes prêt(e) à jouer votre rôle de parrain ou marraine

Alors, prêt(e) pour le grand jour et prêt(e) pour tout la vie de votre filleul(e) ?
Vous percevez un peu mieux ce qui vous attend ? Vous savez quel parrain ou quelle marraine vous ferez ?












 
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